Salon du livre de La Croix Valmer

croix-valmerJe serai présent au salon de La Croix Valmer les 20 et 21 mai 2017 pour vous dédicacer mes romans. Je compte amener mes deux nouveaux romans :

J’espère avoir le plaisir de vous y rencontrer. En plus du salon livre, la petite ville de bord de mer offre une vue à couper le souffle sur Porquerolles et les autres iles voisines et plusieurs caves viticoles locales méritent le détour, si vous passez par là avec Modération 😉

Jeux de dames

jeux-de-damesJeux de Dames
Auteur : Joëlle Richard-Gallinelli
Année de parution : 2014
Catégorie : Historique
Maison d’édition : Editions Amalthée
ISBN : 978-2-310-02050-3

 


Une découverte faite parmi mes collègues auteurs rencontrés lors de salons littéraires. Ce roman historique traite de la Renaissance, tout comme mon roman de fiction Mortelle Renaissance, aussi j’ai plongé dans sa lecture, bien que je sois tout sauf un amateur de livres historiques et je dois dire que j’ai été très heureusement surpris par sa qualité.

Mon ressenti

Je n’aime pas les livres historiques, probablement parce que l’école m’a dégouté d’en lire. La faute à mes professeurs d’histoire, par trop académiques. J’ai donc eu un peu de mal à m’y plonger, d’autant que le début est un peu difficile : de nombreux personnages apparaissent et il faut s’accrocher pour mémoriser les liens familiaux qui les unissent. Mais passée cette étape « initiatique », j’avoue que j’ai été pris par le suspense, les détails rendant le récit très réaliste et par la guerre psychologique que se livrent Louise de Savoie et Anne de Bretagne pour mettre un roi sur le trône de France. J’ai au final beaucoup aimé ce livre et je n’ai qu’un seul regret : que mes leçons d’histoire de l’école n’aient pas été parsemées de livres comme celui-ci, car j’aurais certainement été bien meilleur élève en histoire !

Bref, ma note de ressenti sera de 5/5.

Le style de narration

Le début du roman m’a un peu gêné car Joëlle a une gestion de la ponctuation un peu particulière. Si les virgules servent à la respiration, alors j’ai parfois manqué un peu d’air 😉 Hormis ce détail, qui s’oublie assez vite, j’ai beaucoup aimé le style de narration qui place le lecteur du point de vue de Louise de Savoie principalement. On est au plus près des états émotionnels de ces dames et la vie à l’époque précédant l’avènement de François 1er est tout simplement passionnante, sous la plume agile et précise de Joëlle.

Je met un 4/5 parce que c’est bien écrit mais avec quelques petites imprécisions de syntaxe.

La structure

On se croirait dans un roman de fiction. Les personnages sont bien campés. J’ai adoré tous ces détails sur les ustensiles, les gouts, les mets, les parfums, les meubles, les tournures de phrase même qui nous plongent dans l’ambiance de l’époque. On s’y croirait et le travail historique à ce sujet est tout simplement impressionnant.

Le livre parle de femmes et a été écrit par une femme. En tant qu’homme, je m’en suis vite rendu compte. Il est souvent question du « ventre de ces dames » et de la condition féminine de l’époque qui n’était guère brillante. Le récit est parfois dramatique (par exemple quand on se rend compte qu’une femme est à la fin de sa vie… à 34 ans !), parfois cocasse et parfois même assez érotique. Il est vrai que les distractions n’étaient pas si nombreuses et les mœurs assez légères à cette époque. Les nobles repeuplaient la France avec un bel enthousiasme !

Le récit comporte un suspense assez classique mais très efficace : deux protagoniste et une réalité historique. On découvre avec beaucoup d’intérêt comment l’histoire de France s’est écrite et c’est assez loin de ce que nous décrivent les ennuyeux livres d’histoire de nos programmes scolaires.

Pour résumer, je dirai que ce livre est une très belle réussite et j’espère que Joëlle nous sortira une suite. J’aimerais beaucoup connaître par le détail la vie de François 1er une fois devenu roi. Il a rencontré tant de personnages célèbres et fait tellement pour l’art dans notre pays que son histoire doit être passionnante.

Je mettrai donc un 5/5 pour la structure, parfaitement réussie à mes yeux.
Ressenti : 5/5
Style : 4/5
Structure : note 5/5
Note globale : 14/15
CF : notation des critiques

Les parcs aquatiques

dauphins-banniere

delphinariumParfois appelés « delphinariums » ou « zoos marins », ils font la « joie des petits et des grands », comme le disent souvent les publicités. Et ce ne sont pas les dauphins ou les orques qui iront se plaindre… vu qu’ils ne parlent pas !

Si le dauphin semble sourire aux enfants, ce n’est pas parce qu’il est heureux mais parce que son corps a été conçu ainsi, pour ouvrir sa gueule plus aisément le long de son corps. S’il vient jouer avec sa dresseuse, moulée de façon sexy dans sa combinaison, ce n’est pas parce qu’il l’aime, mais pour manger et tromper l’ennui mortel de rester enfermé tous les jours de sa vie dans un bassin.

Faisons tomber quelques idées reçues :

Non, les parcs aquatiques ne permettent pas l’étude des dauphins. Cela fait belle lurette que les scientifiques connaissent dans le détail l’anatomie de ces animaux et il existe des centres qui étudient, soignent mais surtout relâchent ensuite les dauphins concernés.

Non, les parcs ne soignent pas les dauphins ou les orques : en captivité, un dauphin vit en moyenne 10 à 15 ans, contre 50 ans en liberté… Dans les bassins, les cétacés sont gavés d’antibiotiques afin de survivre à leurs conditions d’hygiène difficiles.

Non, le dauphin ne sourit pas de bonheur dans son bassin : en liberté, cet animal sociable parcourt avec sa famille un territoire supérieur à 100 kilomètres, au lieu de tourner en rond pendant des heures dans son bassin de béton qui lui renvoie dans le crâne tous les sifflements qu’il émet…

Non, aller dans un parc ne permettra pas à vos bambins de découvrir la faune marine. Tout au plus, ils verront les cabrioles de l’animal et s’amuseront de ses cris. La vie d’un dauphin libre est autrement plus riche ! Allez faire un tour en mer et vous en ramènerez de bien meilleurs souvenirs.

Non, je ne suis pas un fanatique de la cause des dauphins.
Pas encore en tous cas ? J’ai juste pris conscience de mon erreur, après avoir moi aussi mis les pieds au Marineland d’Antibes. Maintenant, je sais… C’est même pour cela que j’ai écrit Princesse des Dauphins : pour que mes lecteurs prennent à leur tour conscience de tout ce que nous ratons d’émotions et de connaissances pour ne pas encore savoir communiquer avec ces animaux merveilleux.

Cela vous embête de lire cela ?
On peut en discuter… Les commentaires sont là pour cela.

L’intelligence des dauphins

dauphins-bannierecerveaux-300x130Les dauphins ont un cerveau très semblable au notre et même un peu plus grand. Surtout, il comporte beaucoup plus de circonvolutions et a eu beaucoup plus de temps (30 millions d’années) pour s’adapter que notre cerveau humain (160 000 ans).

Quelle est l’intelligence du dauphin ?

Pour répondre à cette question, il faut avant tout essayer de ne pas toujours tout comparer par rapport à notre intelligence. Ainsi, nous avons accumulé du savoir en le consignant par écrit, parce que nous avons une main pour tenir le stylo !
Le dauphin sait aussi transmettre son savoir à ses proches et à ses descendants mais n’a nul besoin d’écrire pour se souvenir. On a par exemple vu des dauphins aider des pêcheurs à rabattre des poissons vers leurs filets, pour ensuite venir se servir directement, s’épargnant ainsi toute fatigue inutile. On sait aussi qu’il est capable de sélectionner certaines algues ou faire un régime spécifique pour soigner ses maladies.

Le dauphin ne construit pas de « maison », comme les hommes et ne risque donc pas de nous laisser des monuments historiques ! Mais à quoi bon construire un abri quand on possède un cerveau qui ne dort que par moitié et qui permet ainsi de vagabonder librement d’un bout à l’autre de la planète ?

Le dauphin voit parfaitement, hors de l’eau, mais aussi dans l’eau. Alors que notre vue est trouble sous la mer, il dispose en plus d’un sonar qui lui permet de repérer ses proies même sans lumière, mais qui peut aussi (on s’en est rendu compte) scanner l’intérieur d’un corps humain et percevoir son état !

Le dauphin entend très, très bien. Trop même car il souffre des effets des sonars utilisés par les bateaux dans l’eau et qui sont très probablement l’une des causes principales qui poussent parfois des dauphins à s’échouer sur le rivage (une hypothèse récente indique que les ondes sismiques émises juste avant un tremblement de terre peuvent aussi perturber ces animaux).

Le son va quatre fois plus vite dans l’eau que dans l’air. Chouette ! Le dauphin en profite pour émettre des sons dans les tons aigus ou graves, que nous ne sommes souvent même pas capables d’entendre sans l’aide d’un appareil… Et les cétacés se comprennent entre eux : on a déjà vu un dauphin venir à l’aide des hommes pour sortir d’un chenal des baleines qui s’y étaient échouées !

Le dauphin éprouve des sentiments. En plus des émotions, il a conscience de lui-même (comme l’a maintes fois prouvé le fameux test du miroir) mais également de la mort. Lorsqu’un bébé dauphin meurt, sa maman mais aussi le groupe auquel il appartient, peuvent maintenir le petit décédé en surface et le pleurer durant plusieurs heures, voire plusieurs jours…

Le dauphin est sociable et vient souvent de lui-même au contact des humains, cherchant à communiquer avec lui. Lorsqu’il se retrouve, bien malgré lui, enfermé à vie dans un de ces stupides parcs aquatiques, il cherche encore à jouer et n’a pas besoin d’un dressage trop compliqué pour comprendre des dizaines de tours que d’autres animaux seraient bien incapables d’exécuter.

Les dauphins savent reconnaître des mots, aller rechercher un objet précis ou mémoriser une succession d’ordres. Les militaires ont bien compris tout l’intérêt de ces braves animaux et gardent secrètement leurs découvertes. Il paraitrait même qu’un chercheur aurait réussi à créer pour eux un appareil permettant de dialoguer avec les dauphins. Mais, chut ! C’est top secret ?

Pour moi, il est probable que le dauphin utilise plutôt des images pour communiquer. Quand on dispose d’un sonar capable d’émettre aussi vite des tas d’informations, rien de plus pratique que d’envoyer une image de ce que l’on souhaite décrire ! Si mon hypothèse est vraie, cela expliquerait aussi nos difficultés à communiquer avec lui : notre langage est bien trop frustre !

Pour toutes ces raisons (mais aussi pour beaucoup d’autres que nous découvrirons dans ces pages), le dauphin mérite que nous lui accordions beaucoup plus de respect et d’attention que nous ne le faisons aujourd’hui. L’Inde l’a bien compris et lui a accordé un statut différent de celui de simple animal. Dans ce pays, le dauphin est maintenant une « personne non humaine » et il est strictement interdit de le chasser. N’est-ce pas, messieurs les japonais ?

Et vous ? Que pensez-vous de leur intelligence ? Avez-vous un témoignage vécu qui apporterait des preuves de leurs capacités ?

Joe Satriani

Joe Satriani

satrianiQuand j’écris, je suis presque toujours avec des écouteurs enfoncés dans les oreilles, avec de la bonne musique qui m’envahit la tête. Du rock, de préférence. Voici quelques groupes et musiciens que j’adore, échantillons trouvés au hasard de mes découvertes sur le Net. J’espère que vous aimerez 😉
Déjà eu l’immense plaisir d’assister à deux de ses concerts. L’un près de Genève et l’autre à Nice. Que du bonheur…
Ci-dessous, quelques uns des morceaux que je préfère de ce « guitar heroe »…

Flying in a blue dream


Always with me, always with you


Surfing with the alien


Music without Words (UNICEF), Joe Satriani et Robin DiMaggio

http://www.satriani.com/discography/Music_Without_Words/


Site web officiel de Joe Satriani

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Djim Vincent

djim vincentDjim Vincent

Celui-là ne fait pas encore partie des « Guitar Heroes », mais cela pourrait venir un jour ! Et pourtant je l’aime encore plus que les deux Joe que je vous présente par ailleurs. C’est mon héros à moi, mon grand fiston qui préfère vivre à Tours plutôt que sur la côte d’Azur. Ah, les jeunes !

Blague à part, je sais que je ne suis pas très impartial dans mon jugement, paternité oblige, mais il y a tellement de gens qui disent qu’il a du talent, que j’ai parfaitement raison de vouloir le faire connaître.

Je mettrai donc ici ses extraits vidéos (quand l’artiste voudra bien me les transmettre) pour que vous puissiez donner votre propre opinion.
Avis aux professionnels de passage qui voudraient lui donner un coup de main !


« Le Génie de la lampe », composition de Djim Vincent


« Marie-Loup », composition de Djim Vincent


 « Tic-tac boum ! », composition de Djim Vincent


« Mama Sam » de Mathieu Chedid, interprétée par Djim Vincent


Un avion sans elle

Couverture du livre un avion sans elleUn avion sans elle
Auteur : Michel Bussi
Année de parution : 2012
Catégorie : Suspense
Maison d’édition : Les Presses de la Cité
ISBN : 978-2-266-23389-7

Prix Maison de la Presse en 2012

 

 


Encore un livre choisi parce qu’il avait eu un prix et… encore une déception ! L’auteur cumule pourtant les récompenses pour d’autres ouvrages. En format Poche, le roman est un pavé de 568 pages, que j’ai eu du mal à digérer. Du coup, je crois que ma critique va être d’un volume proportionnellement inverse…

Mon ressenti

Je vous ai déjà dit que j’avais eu une formation à l’écriture de scénarios… Celui du roman m’a paru un peu trop manichéen : un avion se crashe et seul un bébé survit. Problème : on ne sait pas s’il s’agit de celui d’une famille riche ou d’un autre bébé d’une famille pauvre. Le bébé a grandi pour se transformer en une belle jeune fille qui cherche la réponse à son lourd secret.

Lorsqu’on part sur de telles bases, il faut déjà créer tout un vécu plausible pour faire avaler la situation et la rendre crédible. Il y a ensuite un détective privé payé grassement par la famille riche pour trouver l’origine du bébé. Passons sur le nom un peu débile affublé à ce personnage clé. Le détective est tué (il faut bien trouver une amorce de suspense) et du coup, c’est son journal intime qui sert de fil conducteur à l’intrigue (cela commence à devenir tordu).

Je me suis assez rapidement lassé à devoir passer ainsi du point de vue du détective à celui du héros (Marc, amoureux ou frère de la jeune fille, damned, cela devient freudien…). Si vous plongez dans le livre, prenez des notes car cela se complique rapidement.

Pour faire court, j’ai décroché à peu près au milieu du pavé. J’ai fini le roman par pure nécessité pour vous proposer cet article et parce que je n’avais rien d’autre sous la main.

Bref, ma note de ressenti sera de 2/5.

Le style de narration

Trop de ficelles narratives. Dans de nombreux autres livres, je retrouve ce que je considère ici comme un défaut : l’auteur crée plusieurs pistes, s’attache à les densifier pour créer des personnages avec une vie réelle et oblige le lecteur à utiliser concentration et mémoire pour parvenir à suivre l’intrigue.  Évidemment, rien de plus facile pour l’auteur que de créer fausses pistes et oublis volontaires avec une telle structure en parallèle. Je n’aime pas ce procédé qui rend le récit opaque. Ceci mis à part, j’ai aimé le style d’écriture, très réaliste et montrant avec clarté la noirceur de l’âme humaine. Je trouve par contre que cela manque d’action et d’originalité. Sans doute justement parce que l’auteur a voulu rendre crédible la vie de chacun de ses personnages. Du coup, on reste dans du banal : coups tordus entre membres des deux familles, histoires de fric bien glauques… Bref, je me suis ennuyé ferme.

Je met un 2/5 parce que c’est bien écrit mais avec un scénario trop standard.

La structure

Trop classique : on part sur plusieurs voies, on revient en arrière dans le temps via le journal du détective, on repart dans le présent via le regard d’un des personnages… Tout cela ne fait que perturber la recherche de la vérité. Je n’ai pas trouvé la fin si incroyable que cela. Quand on pose le problème en termes de scénario : Qui est cette jeune fille ? Le bébé de la famille riche ou celui de la famille pauvre ? Pourquoi le détective a-t-il été tué et par qui ? Quel est le rôle de chacun des membres de la famille ? On s’aperçoit assez vite que les solutions possibles ne sont pas si nombreuses. Donc, si l’auteur veut faire original, il choisit la moins évidente des solutions possibles et du coup on sait rapidement ce que sera la fin.

Personnellement, je préfère des structures mieux posées comme celles des romans d’Agatha Christie ou des films d’Alfred Hitchcock, dans lesquelles tout est fait pour que le lecteur/spectateur ait envie de deviner la solution. On sait qu’on va se faire embarquer dans de fausses pistes et du coup on joue à trouver la bonne réponse. Dans ce roman, j’avais seulement envie de voir le nombre de pages restantes diminuer le plus vite possible…

Je ne mettrai q’un 2/5 pour la structure, sans saveur à mes yeux.

 

Ressenti : note 2/5

Style : 2/5
Structure : note 2/5
Note globale : 6/15
CF : notation des critiques

Si c’était à refaire

Couverture du roman Si c'était à refaireSi c’était à refaire

Auteur : Marc Levy
Année de parution : 2012
Catégorie : Euh… Romance fiction ?
Maison d’édition : Robert Laffont
ISBN : 978-2-266-23854-0

 


Un grand reporter américain, qui vient de se marier, se fait tuer. Il se réveille deux mois… plus tôt et doit retrouver qui est son assassin… avant de mourir !

Déjà, le sujet promet une belle prise de tête. L’auteur reprend les ingrédients qui ont fait son succès (la romance, le surnaturel, le suspense), agite le tout comme il le peut et nous ressert une histoire. Ayant aimé « Et si c’était vrai », je me suis dit que j’allais tenter un second livre.

 Andrew, le héros, passe son temps professionnel à rédiger des rubriques nécrologiques. Il retrouve (par hasard) Valérie, une amie d’enfance et, paf ! Il se rend compte qu’il est fou amoureux d’elle et lui demande de l’épouser. Mince, on se croirait dans les rubriques de Gala ! Indépendamment de cela, il publie un article à succès dans son journal et se retrouve avec les honneurs du patron et des menaces de mort de plusieurs jaloux (On sent l’intrigue se pointer, là). Ensuite, il tombe sur une super nana dans un bar et se rend compte, damned, qu’il est fou amoureux d’elle (tiens, il me semble avoir déjà écrit cette phrase plus haut, non ?). Quand le gars a enfin réalisé ce qu’il devait prendre comme décision, il est déjà marié avec la première. Comment ça « qui ça » ? Suivez un peu, merde ! La copine d’enfance, Valérie. Je sais bien que l’intrigue est d’une folle complexité, mais essayez de suivre un peu, que diantre !

Du coup, il annonce à sa toute récente épouse que, désolé, mais ce n’est plus la peine de continuer, elle peut rentrer chez sa mère ! Suite à cela, bourrage de gueule du monsieur (vous avez remarqué comme les héros utilisent souvent cette solution pour tenter de résoudre leur blues profond ?) puis footing matinal pour déssouler (perso, je ne crois pas que j’en serais capable) et crac : assassinat !

Mon Dieu, mais qui serait assez mécontent de notre héros pour avoir envie de le tuer ?

 

Mon ressenti

Bon, je suppose que vous l’aurez deviné à lire mes lignes précédentes, je n’ai pas vraiment accroché à l’intrigue. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le scénario n’est pas piqué des vers ! Je vous passe les détails de la suite de l’histoire, n’ayant pas envie de m’étendre sur le sujet. Sachez quand même que cela se complique un tantinet, afin d’avoir suffisamment de substance pour entortiller le lecteur (la lectrice ?) qui aurait encore envie de réfléchir. Il sera donc question d’enfants volés à des familles en Argentine et élevés aux USA, d’intrigues au sein du journal où travaille Andrew, d’un serial-killer,… tout cela avec un compte à rebours devant se terminer le jour de la mort du héros ! Mais où ai-je mis mon tube d’aspirine ? Ma note sera à la hauteur de mon mal de tête : 2/5

Le style de narration

Les trucs sont toujours les mêmes : le héros a un bon ami. Cela permet quelques dialogues plus intimes et truffés de blagues. Le héros a un amour. Cela permet quelques envolées lyriques destinées au public féminin. Et c’est peut-être là qu’est l’explication de mon manque d’entrain à lire ce roman : je ne suis pas une fille ! Du coup, tout l’intérêt de la romance me passe un peu au-dessus. Quand au suspense et aux coups de théâtre, il n’y a rien qui soit à la hauteur d’un vrai roman policier. Le noir n’est pas assez noir, le trash n’est pas assez trash, etc. On reste sur sa faim… Bon, allez : 3/5.

La structure

Le truc du retour en arrière dans le temps est un peu usé. Il aurait pu être sympa s’il avait débouché sur un coup de théâtre justifiant son utilisation, ou bien s’il avait révélé un aspect fort lié au chronomètre. Mais rien de tout cela n’attend le lecteur à la fin qui reste finalement assez évidente. Pour le reste, les dialogues sont toujours aussi bien écrits (c’est pour moi le point fort de l’auteur : il devrait faire scénariste de film !). Cela vaut un 4/5.

Ressenti : note 2/5
Style : 3/5
Structure : note 4/5
Note globale : 10/15
CF : notation des critiques

Neuromancien

Couverture du roamn NeuromancienNeuromancien

Auteur : William GIBSON, traduit de l’anglais par Jean Bonnefoy
Année de parution : 1984
Catégorie : Science-Fiction
Maison d’édition : Éditions J’ai Lu
ISBN : 978-2-290-30820


Prix Nebula en 1984, Prix Hugo du meilleur roman en 1985, Prix Philip K.Dick du meilleur roman en 1985, Prix du meilleur roman de Science-Fiction en 1985… Quelle idée de vouloir critiquer un des meilleurs livres de science-fiction, me direz-vous…

Mais, justement. C’est un de mes livres préférés, et si vous ne l’avez pas encore lu, je ne peux que vous le recommander. Il fait partie des classiques à connaître quand on s’intéresse à ce genre de littérature et il est toujours intéressant de voir si un ouvrage vieux maintenant de près de trente ans tient encore la route…

La science-fiction est un genre difficile… ou trop facile. Le piège, quand on débute, est de croire que tout est permis et que l’imagination ne sera bridée en rien puisque vous pourrez créer vos propres règles. J’ai moi-même commencé par vouloir écrire dans ce genre (après avoir dévoré bon nombre de classiques : K. Dick, Van Voght, Isaac Azimov, Arthur Clarke,  Ray Bradbury, …) et je me suis vite rendu compte qu’il fallait de solides compétences scientifiques pour rester crédible…

Dans Neuromancien, un pirate informatique reprend du service pour tenter de craquer une mystérieuse banque de données appartenant à une famille riche vivant dans une base spatiale, satellite de la Terre.

J’ai relu ce roman récemment et je suis resté scotché par le nombre de prévisions futuristes aujourd’hui devenues réalités : les hackers, les virus informatiques, l’intelligence artificielle, la bio-ionique, le réseau mondial de communication informatique et ses cyberattaques… Le moins qu’on puisse dire c’est que mister Gibson avait bien imaginé comment allait évoluer l’informatique ! Il est d’ailleurs considéré comme l’inventeur du cyberespace et ce terme prend tout son sens dans ce récit.

(Pour rappel, en 1985, Microsoft sortait la version 1.0 de Windows; la National Science Fundation finançait un truc appelé NFSNET à partir du réseau Arpanet pour interconnecter les universités américaines et les gros calculateurs. Un truc qui deviendra accessible au public dans les années 90 sous le nom d’Internet).

Mon « ressenti »

L’ambiance « underground » est assez sympa, en partie grâce au langage argotique des principaux personnages mais aussi par les descriptions qui renvoient à des clichés sur les bas-quartiers des grandes villes américaines. On s’y croirait !
Le suspense se crée dès les premières pages : Qui est le commanditaire de la mission ?  Pourquoi a-t-il besoin d’un pirate pour craquer les défenses informatiques de cette entreprise ? Qui manipule qui ? On est entre une intrigue policière et un enchainement d’actions de type thriller et chaque nouvelle scène (qui s’enchainent à un rythme soutenu) amène de nouvelles questions. Du coup, difficile de lâcher le livre avant sa fin, étonnante comme il se doit.
D’improbables personnages viennent émailler le récit, rajoutant l’étrange à la science-fiction : des loubards au costume mimétique, des rastas qui planent (c’est le cas de le dire !) dans leur remorqueur de satellites, un magicien aux pouvoirs très en avance sur son temps… Que du bon délire…
Donc, vous vous en doutez : note maximale pour le ressenti 😉

Le style de narration

Le narrateur prend le point du vue de Case (le héros) à la troisième personne. Le style est rapide. Phrases courtes qui décrivent une sensation, une ambiance. On peut ne pas aimer. Exemple, la première phrase du roman : « Le ciel au-dessus du port était couleur télé calée sur un émetteur hors-service« . Personnellement, je trouve cela très efficace, une fois le temps d’adaptation passé !
Les caractères ne sont pas très marqués. On finit par les imaginer soi-même, à force de voir les personnages agir. Mais bon… Ce n’est pas non plus un thriller psychologique ! La narration est linéaire mais comme l’intrigue est suffisamment dense, on n’a pas besoin d’effet particulier. Simple, efficace, rodé… Ma note pour le style sera de 4 sur 5.

La structure

Il s’agit d’une traduction et j’avoue ne pas avoir lu la version originale. Je ne ferai donc pas de commentaire sur la qualité de l’adaptation.  Quasiment pas de coquilles, une mise en page un peu dense (dans la version de poche, donc c’est normal, même si c’est peu confortable), qualité d’impression très correcte (c’est du Maury et j’aime bien cet imprimeur 😉

Personnellement, j’aurais eu pitié des personnes n’ayant jamais entendu parler d’informatique (surtout en 1985) et j’aurais rajouté un petit glossaire des principaux termes et concepts utilisés dans le roman. Mais bon… C’est histoire de dire… Ma note pour la structure ne sera pas loin de la maximale 😉

Ressenti : note 5/5
Style : 4/5
Structure : note 4/5
Note globale : 13/15
CF : notation des critiques