Si c’était à refaire

Couverture du roman Si c'était à refaireSi c’était à refaire

Auteur : Marc Levy
Année de parution : 2012
Catégorie : Euh… Romance fiction ?
Maison d’édition : Robert Laffont
ISBN : 978-2-266-23854-0

 


Un grand reporter américain, qui vient de se marier, se fait tuer. Il se réveille deux mois… plus tôt et doit retrouver qui est son assassin… avant de mourir !

Déjà, le sujet promet une belle prise de tête. L’auteur reprend les ingrédients qui ont fait son succès (la romance, le surnaturel, le suspense), agite le tout comme il le peut et nous ressert une histoire. Ayant aimé « Et si c’était vrai », je me suis dit que j’allais tenter un second livre.

 Andrew, le héros, passe son temps professionnel à rédiger des rubriques nécrologiques. Il retrouve (par hasard) Valérie, une amie d’enfance et, paf ! Il se rend compte qu’il est fou amoureux d’elle et lui demande de l’épouser. Mince, on se croirait dans les rubriques de Gala ! Indépendamment de cela, il publie un article à succès dans son journal et se retrouve avec les honneurs du patron et des menaces de mort de plusieurs jaloux (On sent l’intrigue se pointer, là). Ensuite, il tombe sur une super nana dans un bar et se rend compte, damned, qu’il est fou amoureux d’elle (tiens, il me semble avoir déjà écrit cette phrase plus haut, non ?). Quand le gars a enfin réalisé ce qu’il devait prendre comme décision, il est déjà marié avec la première. Comment ça « qui ça » ? Suivez un peu, merde ! La copine d’enfance, Valérie. Je sais bien que l’intrigue est d’une folle complexité, mais essayez de suivre un peu, que diantre !

Du coup, il annonce à sa toute récente épouse que, désolé, mais ce n’est plus la peine de continuer, elle peut rentrer chez sa mère ! Suite à cela, bourrage de gueule du monsieur (vous avez remarqué comme les héros utilisent souvent cette solution pour tenter de résoudre leur blues profond ?) puis footing matinal pour déssouler (perso, je ne crois pas que j’en serais capable) et crac : assassinat !

Mon Dieu, mais qui serait assez mécontent de notre héros pour avoir envie de le tuer ?

 

Mon ressenti

Bon, je suppose que vous l’aurez deviné à lire mes lignes précédentes, je n’ai pas vraiment accroché à l’intrigue. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le scénario n’est pas piqué des vers ! Je vous passe les détails de la suite de l’histoire, n’ayant pas envie de m’étendre sur le sujet. Sachez quand même que cela se complique un tantinet, afin d’avoir suffisamment de substance pour entortiller le lecteur (la lectrice ?) qui aurait encore envie de réfléchir. Il sera donc question d’enfants volés à des familles en Argentine et élevés aux USA, d’intrigues au sein du journal où travaille Andrew, d’un serial-killer,… tout cela avec un compte à rebours devant se terminer le jour de la mort du héros ! Mais où ai-je mis mon tube d’aspirine ? Ma note sera à la hauteur de mon mal de tête : 2/5

Le style de narration

Les trucs sont toujours les mêmes : le héros a un bon ami. Cela permet quelques dialogues plus intimes et truffés de blagues. Le héros a un amour. Cela permet quelques envolées lyriques destinées au public féminin. Et c’est peut-être là qu’est l’explication de mon manque d’entrain à lire ce roman : je ne suis pas une fille ! Du coup, tout l’intérêt de la romance me passe un peu au-dessus. Quand au suspense et aux coups de théâtre, il n’y a rien qui soit à la hauteur d’un vrai roman policier. Le noir n’est pas assez noir, le trash n’est pas assez trash, etc. On reste sur sa faim… Bon, allez : 3/5.

La structure

Le truc du retour en arrière dans le temps est un peu usé. Il aurait pu être sympa s’il avait débouché sur un coup de théâtre justifiant son utilisation, ou bien s’il avait révélé un aspect fort lié au chronomètre. Mais rien de tout cela n’attend le lecteur à la fin qui reste finalement assez évidente. Pour le reste, les dialogues sont toujours aussi bien écrits (c’est pour moi le point fort de l’auteur : il devrait faire scénariste de film !). Cela vaut un 4/5.

Ressenti : note 2/5
Style : 3/5
Structure : note 4/5
Note globale : 10/15
CF : notation des critiques

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