Georges Vigreux

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  • en réponse à : data dock #1076

    Georges Vigreux
    Admin bbPress

    Bonsoir Nadine,

    « Consultant » n’est pas un statut en soi, tout comme formateur. Il s’agit d’un positionnement commercial vis à vis de vos futurs clients. Un formateur ne propose à priori que des formations. Un consultant peut proposer du conseil, de l’expertise, mais aussi de la formation.
    Vis à vis des administrations, cela ne change pas : vous devez toujours choisir votre statut, votre forme juridique et, si vous prévoyez de faire de la formation, déclarer cette activité afin de vous voir attribuer un numéro, etc. (Je ne reviens pas sur ce que j’ai déjà expliqué moultes fois).

    Ce que je voulais dire, c’est qu’avec la crise actuelle, il est préférable d’avoir plusieurs cordes à son arc et de pouvoir proposer différentes prestations, ceci afin de ne pas être dépendant des seuls organismes de formation.

    N’oubliez pas que de plus en plus d’entreprises font appel à des indépendants afin de ne pas avoir à régler trop de charges salariales et sociales. Les consultants seront donc de plus en plus sollicités, surtout s’ils ont une expertise.

    en réponse à : Une question #1072

    Georges Vigreux
    Admin bbPress

    Bonsoir Nadine,
    Ma réponse à votre question, bien étonnante, du 12/01 :

    Une facture doit être établie avec comme en-tête l’identité et les coordonnées du prestataire: vous. Pourquoi vouloir vous différencier selon le type de client ? Vous n’êtes pas différenciée face au fisc. Il s’agit toujours de votre même structure (entreprise ou personne, selon le statut fiscal choisi).
    Quand vous intervenez en sous-traitance, vous aurez à établir votre facture à destination du donneur d’ordre. Dans les autres cas, à l’intention de votre client direct. Mais dans tous les cas, ce sera toujours votre entité, unique, qui émettra la facture.

    en réponse à : Une question #1070

    Georges Vigreux
    Admin bbPress

    Bonsoir Nadine,

    J’avais pourtant répondu à votre précédente question, je me cite :

    Pour être OF, il faut simplement déclarer son activité de prestataire de formation auprès de sa préfecture. Après, que vous soyez personne morale (entreprise) ou personne physique (travailleur indépendant) ne change rien à l’affaire.
    Une entreprise peut tout à fait demander à un indépendant d’effectuer une prestation. Par contre, elle ne pourra pas demander une aide au financement (par exemple à son OPCA) si celui-ci n’accepte pas le prestataire choisi.
    Dans tous les cas, une étape est obligatoire : la déclaration d’activité de formation à sa préfecture.

    Et votre nouvelle question amène la même réponse :

    Dans tous les cas, une étape est obligatoire : la déclaration d’activité de formation à sa préfecture.

    Donc, encore une fois, quand vous faites une prestation de formation, comme formateur ou comme organisme de formation (société), vous devez vous déclarer à la Préfecture, ceci afin d’être enregistré.

    Seule exception, qui existait AVANT, mais que ne doit plus être utilisée : les personnes intervenant en sous-traitance, pouvaient utiliser le numéro de déclaration d’activité de formation de l’OF. C’est maintenant fini : vous devez avoir le votre.

    Allez, on en remet une couche : quelle que soit la personne physique ou morale (donc formateur ou société), à partir du moment où vous êtes rémunéré(e) pour effectuer une prestation de formation, vous devez vous déclarer comme tel à votre Préfecture.
    Non seulement c’est obligatoire, mais si vous ne présentez pas suffisamment de garanties de professionnalisme, la Préfecture peut même refuser de vous attribuer ce numéro.

    Si ces explications ne suffisent pas, permettez-moi de vous renvoyer à mon livre, Devenir formateur indépendant, vers la page 36, au chapitre intitulé : « Se déclarer comme formateur ».

    en réponse à : Une question #1066

    Georges Vigreux
    Admin bbPress

    Bonjour Nadine,
    Désolé : j’ai commencé l’année par une forte bronchite. Cela va mieux maintenant.
    Mes meilleurs voeux pour 2018.
    Alors, pour cette petite question :
    Une entreprise ne « finance » pas une formation pour l’un de ses collaborateurs. Elle paie la facture de la prestation, voilà tout.
    Encore une fois, le terme « numéro d’agrément » ne veut rien dire. Personne ne vous donne un agrément pour être formateur. l’Etat vous demande simplement de déclarer votre activité, d’où le terme « numéro de déclaration d’activité de formation ».
    Voyez cela comme une plaque minéralogique, si vous voulez 😉

    Bref… Si vous faites de la formation, vous devez le déclarer à la Préfecture. Celle-ci vous enregistre. Si la prestation a eu lieu avant cet enregistrement, ce n’est pas grave. Par contre, ne multipliez pas les prestations sans avoir pris la peine de vous enregistrer.

    Voici ce que dit l’État :

    Toute personne physique ou morale qui réalise des prestations de formation professionnelle doit déclarer son activité dans les 3 mois suivant la première convention ou le premier contrat de formation conclu. Par la suite, elle doit établir chaque année un bilan pédagogique et financier (BPF) retraçant son activité.

    Source : http://travail-emploi.gouv.fr/formation-professionnelle/acteurs-et-qualite-de-la-formation-professionnelle/organismes-formation

    en réponse à : Une question #1062

    Georges Vigreux
    Admin bbPress

    Bonsoir Nadine,
    Je ne suis pas très sûr de bien comprendre votre question…
    Quand vous écrivez

    ai-je le droit de financer une prestation

    , je comprend : « ai-je droit d’apporter de l’argent pour le paiement de cette prestation ». Mais plus loin, je crois comprendre que vous demandez si vous pouvez agir en tant qu’OF pour effectuer cette prestation pour le compte d’une entreprise…
    Alors, tentons de répondre 😉

    Tout d’abord, vous dites « je ne suis pas encore organisme de formation »…
    Pour être OF, il faut simplement déclarer son activité de prestataire de formation auprès de sa préfecture. Après, que vous soyez personne morale (entreprise) ou personne physique (travailleur indépendant) ne change rien à l’affaire.
    Une entreprise peut tout à fait demander à un indépendant d’effectuer une prestation. Par contre, elle ne pourra pas demander une aide au financement (par exemple à son OPCA) si celui-ci n’accepte pas le prestataire choisi.
    Dans tous les cas, une étape est obligatoire : la déclaration d’activité de formation à sa préfecture.
    Celle-ci peut se faire en apportant une 1ere facture lors du dépôt de dossier à la préfecture (il suffira d’indiquer « déclaration d’activité en cours d’obtention auprès de la préfecture…), accompagnée d’autres documents prouvant que la prestation a bien eu lieu (feuille de présence signée par le client, convention de formation signée par le client, pour la liste complète, voir mon livre : j’y indique les mentions obligatoires à apporter sur les documents 😉
    Une fois le numéro de déclaration d’activité de formation obtenu, vous pourrez refaire la facture en le mentionnant dessus.
    En résumé…
    A partir du moment où vous avez effectué une 1ere formation et que vous l’avez déclarée à votre préfecture, vous êtes, de fait, un OF en cours de création. Il peut cependant arriver que la préfecture refuse de vous accorder votre numéro si elle suspecte une arnaque (certains contenus de formation sont parfois très très limites…), mais si vous restez professionnelle, alors pas de problème.

    Tant que le client ne cherche pas à obtenir une aide au financement de sa formation, les choses sont beaucoup plus simples 😉

    en réponse à : Est-ce une erreur? #1059

    Georges Vigreux
    Admin bbPress

    Bonjour,
    Non, ce n’est pas une erreur : les 2 sont possibles.
    Souvent, la CIPAV est choisie comme caisse de retraite et le RSI comme caisse de sécurité sociale. Sur le site du RSI, vous pouvez lire ceci :

    Professionnels libéraux
    Vous exercez ou vous avez exercé une profession libérale ? Le RSI gère votre protection santé, mais pas votre retraite.

    Voir la page ici

    Tout cela est amené à changer très prochainement, le RSI devant se transformer profondément, comme ils l’expliquent eux-mêmes sur leur site.

    en réponse à : Une question #1048

    Georges Vigreux
    Admin bbPress

    Bonsoir Nadine,
    Désolé d’avoir répondu à côté 🙁
    Essayons de faire mieux !

    Vous ne pouvez pas savoir à l’avance combien d’heures dispenser à un salarié ou s’il faut actionner tel ou tel plan. Cela fonctionne dans l’autre sens : d’abord, il faut que vos prestations répondent au besoin de l’entreprise.
    La 1ere étape est donc de disposer de modules de formation (si possible 1 module = 1 jour). De cette façon, il sera plus facile d’estimer la durée nécessaire.
    Étape suivante : voir de quelle façon votre prestation peut être financée. C’est là que vous pourrez dialoguer avec l’entreprise ou avec le demandeur d’emploi (celui-ci pourra apporter à Pole Emploi vos modules afin d’obtenir une réponse chiffrée en retour).
    Vous pouvez ensemble consulter le compte CPF du demandeur et connaitre son solde d’heures (cela se fait sur le web).
    Selon la réponse apportée par l’entreprise (ou mister Pole), vous pourrez adapter votre programme et le faire correspondre au budget paraissant possible.
    En ce qui concerne Pole Emploi, cet organisme raisonne encore en formations métiers, donc de longue durée et avec un taux horaire très faible. Rien à voir avec des prestations courtes, hélas.

    en réponse à : Une question #1044

    Georges Vigreux
    Admin bbPress

    Bonsoir Nadine,
    Continuons dans vos questions. Vous voulez savoir que mettre dans votre convention de formation ?

    en réponse à : Titre de formateur protégé ? #1043

    Georges Vigreux
    Admin bbPress

    Oui, « effet de mode ». Mais aussi, « tentative de mieux contrôler le marché ».

    Le monde de la formation a longtemps été un espace de semi-liberté pour les personnes souhaitant migrer vers un métier encore trop peu encadré. Les gros organismes de formation voulaient puiser dans la base de ressources à leur disposition que constituaient les formateurs freelances, mais pas au point de leur laisser prendre trop de parts de marché !
    La réforme de la formation professionnelle, sous le prétexte de mettre fin aux abus, à renforcé le contrôle de l’État sur les indépendants.
    Avec l’arrivée de Macron, ce sont cette fois les OPCAs qui sont dans le collimateur de l’État. D’où cette volonté de reprendre la main en confiant à l’URSSAF le soin de gérer le financement des formations.
    Bref…
    Les gros ont pris le marché en main (ils sont en bonne partie les instigateurs des textes ayant accouché de la réforme de la formation professionnelle).
    Les petits n’ont plus d’autre choix que de rentrer dans le moule pour garder l’accès au système de financement.
    Mais cette histoire à épisodes est loin d’être terminée : au printemps 2018, nous sommes censés voir sortir de nouvelles lois légiférant encore le métier (fin du RSI, nouvelles certifications, budgets réorientés vers les personnes au chômage, etc.)

    en réponse à : Titre de formateur protégé ? #1040

    Georges Vigreux
    Admin bbPress

    Bonjour Ziegelau,
    Il faut simplement se mettre d’accord sur la signification de « titre protégé ».
    J’ai répondu en comprenant cela comme une question cherchant à savoir si n’importe qui pouvait se revendiquer du titre de formateur ou s’il fallait avoir un diplôme pour cela.
    Déjà, le terme utilisé est plus souvent celui de « conseiller pédagogique ».

    Je vais donc compléter ma réponse à Fany : depuis la réforme de la formation professionnelle et avec les ordonnances Macron, les organismes de formation (OF) vont devoir justifier de la qualité des prestataires de formation (les formateurs effectuant la prestation).
    Le moyen le plus classique pour justifier de ses compétences de formateur est de disposer d’une certification (suite à une formation spécifique à la formation pour adultes). J’ai dit « classique » et non « obligatoire ».
    Cette justification par les OF n’est d’ailleurs requise que lorsque la formation concernée est financée par un organisme tel qu’un OPCA.

    Donc, il n’y a effectivement pas de titre protégé tel peut l’être celui de docteur, ainsi que l’indique Ziegelau, par contre il y a une demande de plus en plus forte de certification dans la sélection des prestataires.

    J’ai développé ce sujet dans la nouvelle version de mon livre Devenir formateur indépendant, en cours d’impression et sur le site du réseau Intras Consultants : http://www.intras.fr/competence-du-formateur/

    en réponse à : Une question #1037

    Georges Vigreux
    Admin bbPress

    Bonjour Nadine,
    Merci pour ces compliments, cela fait très plaisir.
    Je voudrais déjà être sûr de bien comprendre votre démarche :

    Actuellement vous dites travailler en sous-traitance, donc pour des organismes de formation (OF). Vous souhaitez devenir vous-même centre de formation. Est-ce simplement pour proposer vos propres formations (mais vous seriez la seule prestataire) ou bien voulez-vous faire travailler d’autres formateurs ?

    Vos interrogations ne sont pas ridicules. Vous allez franchir un grand pas et il est bien normal (c’est même salutaire) de vous poser ce genre de questions !

    Vous parlez de signer une première mission… Mais si vous agissez en OF, ce ne sera pas une mission que vous signerez mais une convention de formation, comme expliqué dans mon livre (à relire une 3e fois, plus lentement 😉

    Bref…
    Posez-moi 1 question à la fois et je verrais si je peux répondre.

    en réponse à : Est-ce une erreur? #1034

    Georges Vigreux
    Admin bbPress

    Bonjour Gilledeham,
    Oui, je dois le reconnaitre, il s’agit d’une erreur, et d’une belle, désolé !
    Il faut d’ailleurs que je fasse une mise à jour de ce livre, mais j’attends pour cela que notre nouveau président ait annoncé ses mesures concrètes pour la formateur.
    Il faudra par exemple que je remplace le terme auto-entrepreneur par celui de « micro-entrepreneur ».
    Ce régime implique effectivement de ne pas facturer de TVA à ses clients, donc ne permet pas de la récupérer.
    A propos des plafonds, Macron a justement annoncé leur doublement (à vérifier), ce qui devrait donner un peu d’oxygène à cette catégorie de travailleurs indépendants.


    Georges Vigreux
    Admin bbPress

    Bonjour,
    toutes les formalités administratives à accomplir sont justement décrites dans mon livre, avec des modèles à utiliser proposés sur le site associé au livre. Pas besoin de suivre un stage.
    L’organisme financeur propose sa propre liste de documents à compléter (souvent sous leur propre format).
    Il faut principalement établir une convention de formation entre votre client et vous, sorte de contrat détaillant la prestation. Il faut bien entendu soumettre également un devis détaillé à l’organisme financeur et ne surtout pas faire la prestation avant d’avoir l’aval du financeur.
    Une fois la prestation réalisée, il faudra fournir une attestation de suivi de formation, signée par les participants, pour chaque jour effectué.
    Viendra enfin la facture.

    en réponse à : Titre de formateur protégé ? #1025

    Georges Vigreux
    Admin bbPress

    Bonjour Fany,
    Désolé pour le temps mis à vous répondre : je suis en pleine refonte du site http://www.intras.fr et cela me prend tout mon temps libre…
    Pour répondre à votre question, que voulez-vous dire par « sur le sujet » ?

    Obtenir un numéro auprès de la DIRRECTE signifie en fait : « demander un numéro de déclaration d’activité de formation ». Il s’agit d’une simple déclaration d’activité pour laquelle vous souhaitez être enregistrée. Rien à voir avec un statut de formatrice professionnelle.
    Ce qui intéresse cet organisme, ce n’est pas de savoir si vous êtes capable de faire de la formation, mais bien que vous en ayez déjà fait et qu’il faut donc vous enregistrer.
    Ensuite, obtenir une reconnaissance de votre statut est une autre affaire : il vous faudra prouver vos compétences et, si possible, une certification de votre qualité de formatrice.
    ATTENTION : j’en profite pour dire ici que de petits malins ont sauté sur le flou juridique et la mauvaise diffusion de l’information suite à la réforme de la formation professionnelle.
    NON, il n’est en rien obligatoire d’avoir une certification pour exercer le métier de formateur. Simplement, cela est de plus en plus un critère de sélection lorsque (et uniquement dans ce cas) un organisme tel qu’un OPCA souhaite vérifier les compétences du formateur avant d’accorder le financement d’une action de formation.
    Pour ceux qui doutent, voir le site sur le droit de la formation :
    "• la détention d’une certification qualité ou d’un label n’est pas une obligation pour les prestataires de formation ;"

    Le titre de Formateur pour adultes correspond à un diplôme de niveau III (Bac+2). Si vous n’avez pas ce diplôme, vous ne pouvez pas vous revendiquer de ce titre. Par contre, subtilité de la langue française, vous pouvez parfaitement mentionner le fait que vous avez été formatrice pour différentes prestations.
    Supposons que vous fassiez de la formation sur Word, dans ce cas personne ne peut vous interdire d’inscrire sur votre CV : Formatrice Word ».
    Par contre, vous ne pouvez pas mettre « Formatrice pour adultes ».
    (Mais vous pouvez parfaitement mentionner que vous avez formé des adultes 🙂

    J’espère que ces informations vous satisferont. Pensez à consulter régulièrement des sites tels que « le droit à la formation », voir le lien ci-dessus, car notre beau métier va encore être amené à évoluer rapidement, surtout une fois les élections nationales passées !

    en réponse à : data dock #1022

    Georges Vigreux
    Admin bbPress

    Je vais vous faire une suggestion (qui servira je l’espère à d’autres formateurs démarrant leur activité) :
    Actuellement, il est clairement plus efficace de se placer comme consultant que comme formateur.
    La manne de la formation a longtemps servi aux entreprises à demander des prestations de consulting déguisées en formations, ceci afin de pouvoir les faire financer…
    La réforme a partiellement stoppé ce phénomène, mais pas les besoins en consulting !
    Être formateur aujourd’hui, c’est principalement travailler en sous-traitance pour les centres de formation qui ont réussi à prendre le virage de la réforme.
    Être consultant, c’est proposer des prestations pouvant englober une partie de formation (transmission de compétences), mais qui exigent surtout un niveau d’expertise, lequel se monnaie nettement plus cher et génère du récurrent.

    C’est d’ailleurs pour cette raison que j’avais initialement donné comme nom à mon centre de formation « Intras Consultants », avant qu’il ne devienne un réseau de formateurs.

    A bon entendeur…

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